Murray et Nadal se promènent
1er TOUR


45 minutes pour Andy Murray (no 4), 77 minutes pour Rafael Nadal (no 1) ! Contraint de rester 2h21 sur le court lundi soir, Roger Federer peut les envier. Ses deux grands rivaux n'ont pas perdu de temps pour négocier à la perfection leur premier tour de l'Open d'Australie.
Murray a gagné avant la limite devant Andreï Pavel. Au bénéfice d'un classement protégé - il ne figure aujourd'hui plus qu'à la... 1141e place de l'ATP -, le Roumain a abandonné alors qu'il était mené 6-2 3-1. "J'avais mal au dos. Ce match était le dernier de ma carrière, expliquait-il. C'est fini, j'arrête. Je ne veux pas me casser le dos". C'est donc contre un futur retraité - il est le nouveau capitaine de l'équipe roumaine de Coupe Davis - que Murray a remporté enfin un premier match sur la Rod Laver Arena où il avait été piégé l'an dernier par un certain Jo-Wilfried Tsonga.
Andy Murray a tout de même eu le temps de noter un changement d'importance: il bénéficie cette année du soutien d'une imposante colonie écossaise. On ne comptait pas les drapeaux "scottish" dans le stade. Dans ce domaine, Murray possède une belle longueur d'avance sur Nadal. Le no 1 mondial a disputé sa "night session" contre le Belge Christophe Rochus (ATP 75) dans une ambiance plus feutrée. Face à un adversaire lui aussi diminué par des douleurs dorsales, "Rafa" n'a perdu que quatre jeux (6-0 6-2 6-2).
Le rêve des nouveaux mousquetaires
Le danger existe pourtant pour Rafael Nadal et Andy Murray dans le haut du tableau. Il est ciblé depuis le tirage au sort de vendredi dernier: ce sont les nouveaux mousquetaires du tennis tricolore. Jo-Wilfried Tsonga (no 5), Gilles Simon (no 6), Gaël Monfils (no 12) et Richard Gasquet (no 24) rêvent d'une finale. Un tel objectif ne relève pas de l'utopie.
Les quatre hommes ont passé victorieusement le cap du premier tour. Blessé au dos la semaine dernière à Sydney, Tsonga s'est pleinement rassuré en s'imposant 6-4 6-4 6-0 devant l'Argentin Juan Monaco (ATP 49). Le finaliste de l'an dernier s'est livré sans retenue. Cette victoire expéditive lui a permis de se préserver. Il n'a brûlé aucune cartouche, contrairement à Gasquet qui a dû rester 3h28' sur le court en pleine canicule pour battre 6-7 7-6 6-3 6-4 un autre Argentin, le gaucher Diego Junqueira (ATP 76), dont le physique se rapproche de celui d'un joueur de plage. "Ça fait mal de perdre le premier set 7-6 sous 35 degrés. Je ne pensais pas qu'il jouerait aussi bien, il a fait un gros match. J'aurais pu me faire sortir aujourd'hui. C'était limite", avouait le Neuchâtelois d'adoption.
Bye bye Lleyton
Lleyton Hewitt pourra-t-il un jour à nouveau s'immiscer dans la lutte pour un titre dans un tournoi du Grand Chelem ? Tombé à la 70e place mondiale, l'Australien a chuté d'entrée à Melbourne, logiquement battu en cinq sets par Fernando Gonzalez (no 13). Opéré de la hanche en août dernier, Hewitt aurait, selon son agent, été tenté de jeter l'éponge. Mais il a finalement repris le chemin des courts avec un objectif précis: retrouver sa place parmi les vingt meilleurs du monde à la fin de l'année. Si tel n'était pas le cas, l'ancien no 1 mondial prendra alors à 28 ans sa retraite.
2eme TOUR
MELBOURNE (Reuters) - Le numéro un mondial Rafael Nadal a livré une nouvelle démonstration de sa puissance au deuxième tour de l'Open d'Australie en laminant le Croate Roko Karanusic 6-2 6-3 6-2.
L'Espagnol s'est imposé en 97 minutes.
Nadal, dont la meilleure performance à Melbourne est une place en demi-finale l'an dernier, affrontera l'Allemand Tommy Haas samedi en match du troisième tour.
Résultats des matches du deuxième tour des simples hommes jeudi à l'Open de tennis d'Australie.
3eme TOUR
Rafael Nadal a poursuivi sa route samedi dans l'Open d'Australie de tennis après avoir facilement dominé l'Allemand Tommy Haas en trois sets 6-4, 6-2, 6-2 au troisième tour de l'épreuve.
L'Espagnol numéro 1 mondial aurait pu affronter Richard Gasquet en 8e de finale, mais le Français qui a bénéficié d'une balle de match dans le tie-break du troisième set face à Fernando Gonzalez le finaliste 2007, s'est finalement incliné en cinq sets 3-6, 3-6, 7-6, 6-2, 12-10 face au Chilien après plus de quatre heures de combat.
"Je suis très triste car j'ai perdu", a déclaré Richard Gasquet, tête de série 24. "J'ai eu une balle de match. Un manque de chance sur le revers. Mais j'ai tout donné. C'est le tennis".
"Il jouait comme un super-héros, à un niveau incroyable", a souligné Gonzalez à propos des deux premiers sets de Gasquet. "Je ne pouvais rien faire, il était infranchissable et occupait très bien le filet".
Les deux joueurs étaient très proches : le Chilien a passé 85 coups gagnants contre 80 au Français, les deux hommes ont converti chacun six des 14 balles de break dont ils ont disposé et ils ont commis sept doubles fautes.
Nadal qui affrontera Gonzalez tête de série 13 pour une place en quart de finale a expliqué qu'il pense avoir "joué l'un de mes meilleurs matches à l'Open d'Australie" qu'il dispute pour la cinquième fois de sa carrière.
Trois Français disputeront les 8es de finale et au moins un disputera les quarts de finale puisque Gilles Simon sera opposé à Gaël Monfils au prochain tour. Monfils (12) a dominé l'Espagnol Nicolas Almagro (17) 6-4, 6-3, 7-5 et c'est également en trois sets que Simon (6) s'est défait du Croate Mario Ancic 7-6 (2), 6-4, 6-2. Enfin, Jo-Wilfried Tsonga (5), finaliste l'an dernier, est venu à bout en quatre sets de l'Israélien Dudi Sela 6-4, 6-2, 1-6, 6-1. Tsonga affrontera l'Américain James Blake (9) qui a dominé le Russe Igor Andreev (18) 6-3, 6-2, 3-6, 6-1.
Nadal aurait sans doute préféré Gasquet à Gonzalez médaillé d'argent des JO de Pékin, qui pour atteindre la finale 2007 avait terrassé l'Espagnol en trois sets sec. Gonzalez a obtenu la balle de match face à Gasquet sur un lob magnifique et bouclé la rencontre d'un revers gagnant.
"Ce sera un match très dur", a confié Nadal. "Il (Gonzalez) va jouer avec une grande confiance, après deux grosses victoires contre (Lleyton) Hewitt au premier tour et contre Gasquet où il est revenu de deux sets à rien".
Parmi les favoris du tournoi, l'Ecossais Andy Murray tête de série 4, a dominé l'Autrichien Jurgen Melzer en trois sets 7-5, 6-0, 6-3. Le Britannique de 21 ans a commis seulement 10 fautes directes pour s'offrir le droit d'affronter l'Espagnol Fernando Verdasco.
Chez les dames, Serena Williams a logiquement battu la Chinoise Peng Shuai 6-1, 6-4.
L'Américaine qui vise un 10e sacre en Grand Chelem n'était pas contente d'avoir concédé deux fois son service en début de seconde manche.
"J'ai commencé à faire des erreurs et perdu mon service. Je pense qu'ensuite je me suis mis trop de pression", a-t-elle dit.
En 8e de finale, Serena Williams affrontera la Belarusse tête de série 13 Victoria Azarenka, qui a sorti du tournoi la gagnante 2006 Amélie Mauresmo. L'autre Française en lice, Virginie Razzano, a été dominée par la Slovaque Dominika Cibulkova (18) 7-5, 7-5.
La médaillée d'or de Pékin, la Russe Elena Dementieva a porté à 13 matches sa série gagnante après avoir dominé l'Australienne Samantha Stosur.
HUITIEMES DE FINALE
Nadal est qualifié en quarts de finale !
Voir le tableau du tournoi (Open d'Australie)
Rafael Nadal vient d'obtenir son billet pour les quarts de finale de l'Open d'Australie 2009 sous le soleil de Melbourne. Dans l'enceinte d'une Rod Laver Arena comble, l'espagnol, tête de série n°1 de l'épreuve, a dominé le chilien Fernando Gonzalez, tête de série n°13, sur le score de 6/3, 6/2, 6/4. Il retrouvera donc, au prochain tour, le français Gilles Simon qui a bénéficié de l'abandon de son compatriote Gaël Monfils un peu plus tôt dans la journée. A noter que Nadal qui n'a pas encore perdu le moindre set dans cette édition des Internationaux d'Australie, reste sur une défaite face au joueur tricolore en demi-finale du Tennis Masters Series de Madrid. Analyse globale du match : C'est une véritable impression de rouleau compresseur qu'a laissé Rafael Nadal à l'issue de ce huitièmes de finale. Après avoir littéralement survolé les trois premiers jeux du match, l'espagnol a fait parler sa puissance et sa régularité pour grignoté petit à petit un Gonzalez qui s'est quasiment vu condamné à l'exploit permanent pour survivre dans cette partie. Au final Nadal a confirmé sa grande forme du moment et son statu de prétendant sérieux au titre à Melbourne. Impressionnant.
Tennis : Nadal Sort Simon en trois sets
QUARTS DE FINALE
*Merci à Ouest-france pour ce résumé Rafael Nadal remporte la partie face à Gilles Simon, le dernier Français en lice, et se qualifie pour les demi-finales. Le Français a réussi à mettre en difficulté le numéro 1 mondial, mais n'a pas pu réitérer son dernier exploit. A chaque fois que Nadal se sentait menacé, l'Espagnol a sorti ses meilleurs coups.
DEMI-FINALE
Rafael Nadal s'est imposé contre Fernando Verdasco en demi-finales de l'Open d'Australie (6/7 6/4 7/6 6/7 6/4) après 5h14 de jeu. L'Espagnol retrouvera Roger Federer dimanche pour un nouveau duel au sommet. Fernando Verdasco peut remercier Rafael Nadal. Sans lui, peut-être qu’il n’aurait jamais atteint le dernier carré dans un Grand Chelem. Ou plutôt avec lui serait-il plus juste de dire. Car la métamorphose du Madrilène de joueur talentueux mais fragile mentalement à machine à broyer du favori à Melbourne trouve son déclencheur en fin d’année dernière. Lors d’une épique finale de Coupe Davis disputée dans le chaudron de Mar del Plata. Opposée à l’Argentine de Juan Martin Del Potro et David Nalbandian, on ne donne pas cher alors des chances de l’Espagne, surtout que celle-ci se présente sans son leader et numéro 1 mondial, Rafael Nadal. Mais cela était sans compter un Verdasco d’abord réserviste le 1er jour, puis vainqueur du double et, enfin, héros de toute une nation le dimanche en venant à bout de Jose Acasuso en cinq sets (6/3 6/7 4/6 6/3 6/1). Et tant pis si le pedigree du Gaucho n’avait rien d’impressionnant, l’important pour Verdasco étant d’avoir su surmonter son stress et la fragilité de ses nerfs dans une grande occasion. Ce qu’il reconnait d’ailleurs bien volontiers depuis : «Cette finale de Coupe davis m’a changé en tant que joueur. Mentalement, je suis désormais beaucoup plus fort. Je crois en moi et comme physiquement tout va bien…»
6/0 pour Nadal
Cela donne un joueur sur un nuage pour attaquer 2009 par une finale à Brisbane (battu par Radek Stepanek), avant d’enchainer à Melbourne par des succès sur Andy Murray et Jo-Wilfried Tsonga. Le tout sans oublier ses trois premiers tours à l’Open d’Australie où il n’a laissé que 4 jeux par match à ses adversaires (Stepanek, Clément et Mannarino). Un parcours extrêmement solide qui l’amène donc ce vendredi à se mesurer à son glorieux compatriote, Rafael Nadal, contre qui il s’est incliné six fois en… six rencontres. La dernière en date étant même très douloureuse puisqu’elle eut pour cadre Roland Garros l’an passé, lorsque le Majorquin infligeait une sévère correction à son aîné (6/1 6/0 6/2). D’ailleurs, hormis une confrontation serrée au Queen’s londonien en 2006, les oppositions entre les deux hommes n’ont jamais donné lieu à de furieuses batailles, Nadal prenant toujours facilement le dessus. Il faut dire que si le Majorquin hait la défaite, il l’exècre encore plus face à l’un de ses compatriotes. Alors dans ce tableau pessimiste, qu’est-ce qui peut plaider en faveur d’un succès de Verdasco ?
Agassi comme mentor
Son niveau de jeu tout d’abord. Sur ce qu’il a montré face à Murray et Tsonga, Verdasco a les armes pour venir titiller Nadal, notamment en coup droit. Mentalement, aussi, il ne craint plus les gros matches et il se présentera pour ce rendez-vous sans véritable pression. Une situation que le numéro 1 mondial connait pour l’avoir expérimentée, à ses dépens, ici-même face à un Tsonga de gala en demi-finales l’an passé. Imaginer Verdasco sortir une telle performance n’a rien de totalement saugrenu. Surtout que physiquement, l’ancien compagnon d’Ana Ivanovic présente de sérieuses garanties depuis qu’il travaille avec Gil Reyes, l’ancien préparateur d’un certain Andre Agassi. Le Kid de Las Vegas qui fait depuis office de mentor pour l’Espagnol : «Je l’ai vu deux heures à Las Vegas et je lui ai posé plein de question : comment organiser ma saison, combien de tournois jouer, lesquels, quand faire un break, des conseils tactiques, son avis sur mon jeu… Tout ce qui me passait par la tête en fait.» L’absence de Nadal comme déclic en finale de Coupe Davis, Agassi comme gourou… Et maintenant une finale de Grand Chelem pour passer un nouveau cap ?
FINALE
Au terme d’une nouvelle finale d’anthologie à Melbourne, Rafael Nadal a encore dominé son meilleur ennemi, Roger Federer (7/5 3/6 7/6 3/6 6/2). Le Suisse devra donc encore patienter avant de décrocher son 14e Grand Chelem. Rafael Nadal et Roger Federer se retrouvaient dimanche en finale de l’Open d’Australie, six mois après avoir disputé le «match du siècle» à Wimbledon. Battu dans son jardin pour l’occasion, le Suisse était avide de revanche face à un adversaire qu’il n’avait plus dominé depuis plus d’un an. Cette rencontre lui tenait d’autant plus à cœur qu’il pouvait égaler le record de victoires en Grand Chelem de Pete Sampras (14).
Nadal très réaliste
La tension était palpable à l’entrée des deux hommes sur le court. Le match débutait d’ailleurs dans un silence de cathédrale, mais contrairement à la veille et la finale féminine entre Serena Williams et Dinara Safina (pliée 6/0 6/3 par l’Américaine en 59 minutes), les spectateurs de la Rod Laver Arena allaient rapidement s’enflammer. Débutant au service, Federer, qui nourrit un complexe d’infériorité face à l’Espagnol, avait la tremblote et se faisait breaker d’entrée. Heureusement pour lui, Nadal n’était pas encore totalement dans la partie. Le Suisse en profitait pour recoller sur un coup droit long de ligne qui prenait son rival à contre-pied (1/1). Quasiment dans la foulée, il parvenait même à prendre l’avantage sur un puissant retour gagnant (2/4). Sentant poindre le danger, le n°1 mondial ressortait les bonnes vieilles recettes et pilonnait systématiquement le revers de la tête de série n°2, qui commençait à faiblir dans ce secteur. Commettant davantage de fautes directes (16 dans la manche inaugurale), Federer connaissait surtout des problèmes avec sa première balle (seulement 54% de réussite). Très réaliste, Nadal en profitait, convertissant toutes ses balles de break (3/3) pour finalement virer en tête après 58 minutes de suspense (7/5).
Federer monte au filet
L’inquiétude croissait dans le clan suisse quand le fiancé de Mirka Vavrinec perdait une nouvelle fois son engagement en début de deuxième manche (3/2). D’autant que celui-ci s’effondrait au service (37% de première balle !). Paradoxalement, Federer donnait moins de points gratuits (seulement 7 erreurs pour 16 coups gagnants). Changeant quelque peu de tactique, montant notamment plus volontiers au filet, avec succès (8/11 dans l’exercice), il engrangeait quatre jeux consécutifs et égalisait (3/6) ! Tout était donc à refaire pour Nadal, qui espérait s’éviter un match trop long après le marathon disputé vendredi en demies (5h14) face à son compatriote Fernando Verdasco. La fatigue se faisait d’ailleurs sentir du côté du Taureau de Manacor, qui faisait appel au kiné à deux reprises afin de se faire masser la cuisse. Entre-temps, le Majorquin avait sauvé six balles de break, quasiment synonymes de balles de set (6/5) ! Quelques minutes plus tard, Federer se voyait puni de ne pas avoir su concrétiser ses occasions. Jamais aussi fort que sous la pression, Nadal remportait le troisième set au tie-break après avoir notamment inscrit un point d’anthologie, allant chercher en extension à la volée un passing pourtant bien frappé de Federer (7-3).
Les vieux démons de retour
Touché, le Suisse n’était pas encore coulé. Pour preuve, il breakait d’entrée de quatrième acte (0/2). Malheureusement pour lui, il ne pouvait conserver son avantage et l’Ibère recollait dans la foulée (2/2). Ce dernier était d’ailleurs tout près d’aligner un troisième jeu consécutif, mais ne convertissait aucune de ses quatre opportunités (2/3) ! Federer faisait d’ailleurs preuve d’un incroyable mental dans ce cinquième jeu, à l’image de cet ace sorti juste après la perte du plus bel échange du match durant lequel les deux joueurs flirtaient avec les lignes avant que Nadal n’en termine sur un énorme contre de coup droit ! Finalement, c’est le n°1 mondial qui cédait dans cet incroyable bras de fer (3/6) et se retrouvait obligé de disputer un ultime set ! La tension montait encore d’un cran et les vieux démons du Suisse réapparaissaient. Breaké à 2/1 après avoir pourtant mené 30-0, il accusait sérieusement le coup (4/1) et lâchait définitivement prise après 4h23 de combat. Le n°1 mondial, qui remporte son 6e Grand Chelem, devient par la même occasion le premier Espagnol à remporter l’Open d’Australie.
Résultat de la finale :
Nadal (Esp, 1) – Federer (Sui, 2) 7/5 3/6 7/6 3/6 6/2














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8. Thomas Le 07/02/2009 à 23:08
7. theophile Le 07/02/2009 à 19:36
6. cath Le 07/02/2009 à 02:26
5. Nico Le 05/02/2009 à 09:09
4. Thomas Le 03/02/2009 à 22:18
3. nadim Le 02/02/2009 à 17:38
2. cath Le 25/01/2009 à 05:34
1. Nico Le 24/01/2009 à 20:13
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