Nico
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Actuel directeur de l'Open 13 de Marseille et co-directeur de l'Open de Paris-Bercy avec Cédric Pioline, Jean-François CAUJOLLE a eu une carrière somme toute raisonnable.
Né en 1952, il fut professionnel de 1970 à 1982, son meilleur classement à l'ATP fut 71° en fin d'année 1979.
Il atteignit notamment les 3° tours à Roland Garros en 1976, 1979 et 1981.
Une fois n'est pas coutume, j'aimerais vous relater une rencontre assez particulière en 1980 à Roland Garros contre l'américain Jimmy Connors en première semaine.
Caujolle venait de battre Connors à Monte-Carlo en 2 sets en quarts de finale (7/6 - 6/2) et l'avait inquiété l'année précédente à Wimbledon.
Ce jour-là à Roland Garros, il avait quasimment match gagné puisqu'il menait 2 sets à 0, 5/2, service à suivre. Il n'a pu convertir une balle de match et le match s'est alors totalement renversé ! 
Mais le fait marquant n'est pas dans cet "état de fait" : en effet, il et "bon" de constater que les publics sont généralement chauvins et ce dans tout pays. C'est donc tout "naturellement" que le public de Roland Garros clamait haut et fort son soutien à son "frenchie"...jusqu'à la fin du 3° set ! 
Et après me direz-vous ? Et bien le public s'est mis à soutenir Connors et même à huer par moments le français. L'américain qui s'était assagi semblait ne plus être le mal-aimé et sa combativité emballait les gens. Caujolle n'a pourtant pas paru baisser les bras même si quelques constestations et des crampes au 4° set apparurent. Devant les siens, alors que tout allait bien y compris les acclamations, tout a changé d'un coup et il s'est retrouvé lâché alors que les encouragements auraient pu redoubler.
Si cet exemple est la représentation de bien d'autres présents à tout moment dans le sport et ailleurs, essayons d'imaginer le ressenti du français, chez lui, encouragé, jouant un cador du tennis mondial, connaissant une de ses plus belles performances...et tout à coup lâché, sifflé et hué par les siens... 
La beauté du sport, les petits contre les grands, la joie de vivre de magnifiques moments alliés à des désillusions, des peines et des moments où l'on aimerait mieux être ailleurs : tout ça en une journée pour ce "frenchie" !!! 
Allez, M. Caujolle, on ne vous a pas oublié !  |